Les-Bons-Villers

 

 La dernière édition de "La croisée de nos chemins"

Les dernières "Réflexions sur le temps liturgique"

Lectures du jour et/ou de dimanche prochain

(c) AELF - Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones

 

Cette page concerne plus particulièrement les paroisses situées dans l'entité des Bons-Villers.  Au fil du temps, vous y trouverez des informations concernant la vie de ces cinq communautés paroissiales et villageoises.

 

Habitants des Bons-Villers, cette page est aussi la vôtre.  Si vous souhaitez y voir figurer une information, envoyez votre suggestion.

 

Si vous recherchez des informations historiques sur les 5 villages de l'entité, vous en trouverez sur le site de l'administration communale.  Vous y trouverez également une rubrique "Nos Paroisses".

 

Les titres des rubriques ci-dessous renvoient aux textes situés plus loin dans le document; cliquez sur le lien pour un accès direct:

Consultez également les rubriques générales:

Pour toute question, suggestion, ou simplement pour être écouté, n'hésitez pas à téléphoner à notre secrétaire paroissial, Jean-Marie Mathelart (0484/147689)

 

DEMANDE DE MESSE(S) à vos intentions ou pour un ou plusieurs défunt(s), chez
- Thérésina Helguers (071 85 1905) pour Frasnes, Mellet, Villers-Perwin et Wayaux ;
- Léon Paternotte (071 84 6189) pour Rèves.

 

DEMANDE DE BAPTÊME, pour les 5 paroisses de l'entité, chez

- Charles Henrard (071 84 5061)

 

Mise place du conseil pastoral

 

En vue de représenter nos paroisses dans son dialogue avec l’EAP, vous avez choisi : Marie-Jeanne Mohimont, Myriam Damay-De Surlemont, Thérèse Gryspeert-Semaille, Thérèsina Cacciatore-Helguers, Charles Henrard, Jean-Luc Detrez, Jean-Marie Descamps, Jean-Marie Mathelart, Pierre Defossez.

Le CP s’est réuni pour  la première fois le 21 mars, sous la présidence du doyen Ignace Leman et en présence de notre curé.  En voici quelques échos:

  • L’Eglise demande aux fidèles de se rassembler, et de le faire autour de la Parole et de l’Eucharistie.

  • Pour ce faire, une messe doit être célébrée chaque dimanche, au même endroit, à la même heure.

  • Les célébrations dans les autres « clochers » doivent être réparties en tenant compte des fêtes et événements qui ont un sens particulier pour la communauté concernée… et en fonction des possibilités.

  • Concrètement, durant cet été, une messe sera célébrée tous les dimanches à Frasnes, à 10h45 ; les autres célébrations seront annoncées dans la feuille paroissiale.

  • Face à une Eglise considérée comme « pas suffisamment appelante », il faut redynamiser nos célébrations pour en faire des « catéchèses d’adultes », où tous les publics se sentent concernés : les « habitués », les enfants qui se préparent à recevoir un sacrement, ceux qui l’ont reçu, les parents, etc.

  • Chaque communauté est invitée à trouver « le charisme du lieu, des personnes, un objet dans l’église… » à faire découvrir à tous les paroissiens du Doyenné.

Célébrations

 

Nouvel horaires des messes dominicales

A partir du 14 janvier 2018, et jusqu'à nouvel ordre, l’horaire des messes dominicales dans Les-Bons-Villers sera le suivant :

- tous les samedis à 18h00 à Villers-Perwin

- le 1er  dimanche à 9h30 à Mellet et à 11h00 à Frasnes-lez-Gosselies

- le 2ème dimanche à 9h30 à Wayaux et à 11h00 à Rèves

- le 3ème  dimanche à 9h30 à Mellet et à 11h00 à Frasnes-lez-Gosselies

- e 4ème dimanche à 9h30 à Wayaux et à 11h00 à Rèves

L'horaire du 5ème dimanche (quand il y en a un) est déterminé en fonction des circonstances.

Des modifications sont possibles en cas de fête locale, ou pour assurer la rotation des fêtes liturgiques qui sont traditionnellement célébrées en unité par nos cinq paroisses.

Merci aux catéchistes et autres animateurs de tenir compte de ce planning dans la préparation de leurs célébrations spéciales.

 

Consultez le feuillet hebdomadaire "A la croisée de nos chemins" pour le détail des intentions de messe et des célébrations de la semaine.

Messes de semaine

Des messes sont généralement célébrées en semaine:

  • à Villers-Perwin (Home Corbisier) : le premier mardi du mois à 14h15

  • à Frasnes-lez-Gosselies (Home Notre-Dame de Banneux): le premier mardi du mois à 15h30

  • à Mellet (Home des 3 arbres) : le troisième mardi du mois à 14h15

  • à Rèves (au presbytère), les mardi, mercredi et jeudi, à 8h00

Cet horaire pouvant varier en fonction des circonstances et de la disponibilité des prêtres, veuillez toujours consulter la dernière édition de "A la croisée de nos chemins"

 

A la croisée de nos chemins

Retrouvez ici les exemplaires les plus récents de votre feuillet d'information, à consulter ou à télécharger au format PDF:

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Réflexions sur le temps liturgique - sommaire

 

Retrouvez ci-dessous le lien vers un billet soumis (presque) chaque semaine à votre réflexion (le même texte est le plus souvent repris comme "édito" de la "Croisée de nos chemins")

Réflexions sur le temps liturgique - Année B

Attendre ou veiller ?

Comme à chaque début d’année B, l’Evangile selon saint Marc nous invite à veiller. Mais qu’entend-on exactement par « veiller » ?

Si « veiller » implique de « rester éveillé », il ne peut s’agir que d’une image. L’homme a besoin de dormir, et Jésus ne prétend pas le priver de ce qui est bon pour lui.

En même temps, il ne s’agit pas seulement d’attendre plus ou moins patiemment, comme on attend les douze coups de minuit à la Saint-Sylvestre ou les premiers résultats un jour d’élection. Veiller, ce n’est pas rester à ne rien faire, même pas dans le but de ne commettre aucun péché.

Veiller, cela pourrait être essayer de mieux connaître le Christ et son enseignement (l’Evangile de Marc est le plus court de tous ; si vous avez envie de le lire en entier d’un seul coup, c’est le moment), participer à un office où l’on ne va pas habituellement, prendre le temps pour partager ses impressions avec d’autres à l’issue d’une célébration, découvrir les écrits de quelques « docteurs de l’Eglise » (plusieurs sont fêtés durant le temps de l’Avent)…

Deux jeunes de notre entité ont fait le choix de profiter de ce temps de « veille » pour s’approcher un peu plus de Jésus ; nous les accompagnerons dans leur démarche, et nous les soutiendrons plus particulièrement le dimanche 17 décembre (voir ci-dessous l’article de Charles et Martine).

Veiller, cela peut être aussi redoubler d’attention pour l’Autre. Nous l’avons vu dimanche dernier dans l’Evangile du Christ-Roi : ce dont l’homme aura a répondre, ce n’est pas seulement du mal qu’il a fait, mais aussi… et peut-être plus encore, du bien qu’il aurait pu faire et qu’il n’a pas fait. En français pompeux, on appelle cela le « péché par omission », mais j’aime beaucoup mieux la traduction wallonne du « confiteor » par Robert Arcq, qui demande pardon « pou tot’ les cau qui dji m’ai rastènu di fé du bén ».

« Se retenir de faire du bien » : voilà bien la tentation majeure qui guette l’homme ; si l’indifférence est en soi condamnable, elle peut parfois être le simple résultat des circonstances, d’une erreur d’appréciation. Se retenir, consciemment, de faire quelque chose de bien, quand on sait qu’on peut le faire, c’est se mettre sous l’emprise du Mal. Si Jésus, au travers de ce texte, nous invite à « veiller », c’est pour nous inviter à être particulièrement attentifs au bien que nous pourrions faire autour de nous, et pas pour nous faire vivre dans la crainte de mal faire...

« Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. » (Mc 1, 8)

En ce deuxième dimanche d’Avent, nous entrons par le commencement dans l’Evangile de Marc. Un Evangile court, qui se lit comme une histoire, et nous fait traverser au pas de charge la vie publique de Jésus, depuis son baptême par Jean-Baptiste jusqu’à son apparition, ressuscité, à Marie-Madeleine, puis aux Apôtres. Concentré sur la mission du Christ, il ne s’embarrasse pas de détails sur la naissance et l’enfance du « Petit Jésus », sans pour autant passer sous silence son côté humain, lors de ses contacts avec ses contemporains.

Ce qui est dit de Jésus, comme de son précurseur Jean-Baptiste, tire sa légitimité de la prophétie d’Isaïe. Contrairement au récit correspondant dans l’Evangile de Matthieu (Mt 3, 7-10) ou de Luc (Lc 3, 7-9), le Baptiste décrit par Marc n’insulte pas ceux qui viennent à lui, il ne présente pas la mission de Jésus comme un « grand nettoyage », mais un élément est commun aux trois récits : le baptême proposé par Jésus sera différent, ira plus loin que ce que lui, Jean-Baptiste, peut proposer.

Si les mots de l’Evangile paraissent clairs aux communautés chrétiennes qui ont déjà intégré le concept de « Dieu trinitaire », on peut se demander ce qu’a pu signifier, pour les « curieux » qui rejoignaient Jean-Baptiste au Jourdain, l’expression « baptiser dans l’Esprit-Saint ». La traduction de Chouraqui, qui tente de rester aussi proche que possible du contexte culturel hébreu et araméen de l’époque, préfère dire « immerger dans le souffle sacré ». Ce « souffle sacré », qui a donné vie aux premiers hommes, qui a fait dire aux Prophètes ce que le peuple ne voulait pas toujours entendre, c’est aussi celui qui pousse Jésus à se retirer au désert, non pour échapper à sa mission, mais pour en mesurer l’étendue.

Ce texte en apparence très simple nous révèle une différence fondamentale entre le baptême de Jean-Baptiste (comme les rites de purification que l’on retrouve dans presque toutes les religions) et le « nouveau baptême » annoncé avec Jésus (qui, soit dit en passant, n’a « baptisé » personne, au sens où on l’entend généralement) : il ne s’agit pas seulement de se faire pardonner ses fautes, ni même de faire table rase du passé, mais de se laisser porter par le souffle de Dieu, comme un planeur se laisse porter par les courants atmosphériques. Le baptisé n’est pas seulement purifié, c’est un homme nouveau, animé par un souffle divin ; un souffle qui lui fait prendre de la hauteur, et le fait aller loin, parfois plus loin qu’il ne le veut vraiment.

Un souffle qui nous invite à vivre ce temps d’Avent, non comme une attente purement rituelle dont nous connaissons l’issue, mais comme une Avent-ure !

Le Verbe était la vraie lumière qui éclaire tout homme (Jn 1,9)

En ce troisième dimanche de l’Avent (et de la nouvelle année liturgique), nous faisons déjà une infidélité à saint Marc, pour retrouver saint Jean, qui nous parle de lumière. A quelques jours du solstice d’hiver et après un épisode neigeux, nous ressentons plus que jamais ce besoin de lumière ; sinon, comment expliquer toutes ces guirlandes lumineuses dont nous avons garni l’intérieur ou l’extérieur de nos maisons ? Comme nos lointains ancêtres de l’Europe préchrétienne, nous assistons impuissants à la victoire progressive de la nuit sur le jour, et nous attendons avec impatience la « renaissance » du Soleil, qui viendra nous apporter à nouveau chaleur et lumière.

Et pourtant, ce n’est pas vraiment de cette lumière-là que saint Jean nous parle ; la « lumière » pour saint Jean, c’est le Verbe lui-même. Le mot « verbe » est ambigu, car s’il peut se traduire par « Parole », il désigne ici Jésus lui-même. Pour saint Jean, on ne peut séparer le « personnage » de son message, car Jésus est l’incarnation de la Parole de Dieu : « Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous » (Jn 1,14). Mais cette Parole vivante n’est pas là pour elle-même : elle vient éclairer la vie de ceux qui la reçoivent… et des autres par la même occasion.

Nos amis juifs fêtent cette semaine « Hanouka », qui signifie « inauguration », mais que l’on appelle aussi « fête des lumières ». C’est un peu par hasard qu’elle tombe généralement en décembre, à quelques jours de Noël ; dans les pays où la durée du jour varie moins en fonction des saisons, le solstice d’hiver n’a évidemment pas la même signification que chez nous. Hanouka dure huit jours et commémore la réouverture du Temple, après la victoire sur les Assyriens, et plus particulièrement le « miracle de l’huile » : l’unique fiole d’huile sacrée, qui aurait dû être épuisée après un jour, a permis à la ménorah d’éclairer pendant huit jours ! En souvenir de cet événement, on allume chaque soir une branche supplémentaire d’une ménorah à huit branches (plus une, appelée « chamach », qui sert à allumer ou rallumer les autres). Si chaque famille pratiquante est tenue d’allumer une ménorah dans sa maison, sa lumière doit être la plus visible possible de l’extérieur. Les idoles qui avaient envahi le temple y avaient amené l’obscurantisme ; avec sa libération, la lumière pouvait à nouveau rayonner sur l’ensemble du peuple. Les lumières de Hanouka sont aussi l’occasion de rappeler qu’une petite lumière dans la nuit peut parvenir très loin, mais que nous pouvons sans cesse faire mieux, en allumant chaque jour une lumière supplémentaire.

Si les fêtes de Noël et Hanouka n’ont aucun lien direct (contrairement aux couples Pâques/Pessah et Pentecôte/Chavouot), elles expriment – entre autres – un message commun : la Parole de Dieu (qu’on l’appelle « Loi » ou « Bonne Nouvelle ») est là pour éclairer et libérer l’homme. Jésus et avant lui les prophètes n’ont pas dénoncé l’abandon de croyances ou de pratiques dépassées, mais le manque de foi (au sens de « faire confiance à Dieu ») et l’oubli des valeurs vraiment fondamentales qui constituent la base des « commandements ».

Puissent les lumières de Hanouka puis de Noël nous éclairer sur notre foi et éclairer tous ceux qui entretiennent une vision dépassée des religions. Et sur ce dernier point, les croyants peuvent aider en étant à leur tour, lumière pour le monde…


La mission de Noël

Dans le cadre d’une animation sur le thème de Noël, j’ai été amené à réfléchir sur le sens même de cette fête. Bien, sûr, on peut considérer que tout est dit dans le thème proposé cette année par « Prions en Eglise » : « Le mystère de la nativité est tout entier tourné vers le mystère de Pâques ». Encore faudrait-il que cette affirmation ne résonne pas comme un simple slogan, qui ne dise rien à ceux qui sont loin de l’Eglise… et peut-être pas beaucoup plus à de nombreux croyants, pourtant assidus aux messes de minuit. Heureusement, cette phrase sera largement commentée lors des célébrations de Noël et il n’est donc pas nécessaire d’y revenir ici.

Pour bien comprendre la fête de Noël, ou plus modestement réfléchir à un des sens qu’on peut lui donner, attachons-nous d’abord au mot lui-même, à ses origines et à sa signification.

L’origine du mot « Noël » (et de mots apparentés utilisés dans quelques dialectes de nos régions, comme le wallon) n’est elle-même pas très claire. Pour certains, il s’agirait d’un contraction-déformation du nom donné à Jésus, « Emmanuel » (qui signifie « Dieu avec nous » : Emmanuel → Nuel → Noël). Pour d’autres, bien plus nombreux, « Noël » viendrait de deux anciens mots signifiant respectivement « nouveau » (« noio », dérivé gaulois du grec « Néos ») et « soleil » (« hel », dérivé gaulois du grec « Hélios »). A défaut d’être formellement prouvée, cette dernière version semble logique, d’autant plus qu’avant l’ère chrétienne, les Romains comme les Gaulois fêtaient le retour du Soleil après le solstice d’hiver. Ceux qui veulent éliminer le mot « Noël » d’expressions courantes (« vacances de Noël », « marché de Noël » etc.) parce qu’il leur paraît « trop chrétien » ont encore des choses à apprendre…

Les autres langues romanes utilisent un mot dérivé du latin « natalis », qui signifie « naissance » ; mais une fois encore, il est probable qu’ancestralement, il s’agissait de la naissance (ou plutôt la renaissance) du Soleil ; ce n’est que bien après le début de l’ère chrétienne (en 336, sur décision de l’empereur Constantin) que la fête a été associée à la naissance de Jésus.

C’est en anglais et en néerlandais que la référence est la plus explicitement chrétienne : « Christmas » et « Kerstmis » signifient « messe du Christ ». « Mass » (en anglais) et « mis » (en néerlandais) sont dérivés du latin « missa », que l’on retrouve dans l’expression « Ite missa est ».

Ceux qui ont connu les messes en latin se souviennent de cette parole tant attendue qui marquait la fin de la « corvée » associée aux dimanches et « fêtes d’obligation » (avec une telle appellation, comment ne pas voir la messe comme une corvée, voire une punition ?).

Bien compris, cet « Ite missa est » ne marque pourtant pas la fin d’une corvée ou l’accomplissement d’un devoir, mais un envoi en mission ; c’est en tout cas le sens de sa racine latine. Et si le mot « missa » a donné son nom à l’ensemble de la célébration, c’est parce que toute la messe peut être vécue comme un envoi en mission, une invitation à suivre le Christ, toujours plus et toujours mieux.

Pour les théologiens, Pâques est la première fête chrétienne, mais la tradition et la dévotion populaires ont fait de Noël, et plus particulièrement de la messe de minuit, un événement majeur que de nombreux croyants ne rateraient pour rien au monde. S’il est bien agréable de prolonger le réveillon par un temps de spiritualité au son de chants traditionnels, n’oublions pas que nous ne venons pas en simples spectateurs, mais pour nous nourrir en vue d’une mission qui est celle de l’Eglise, et aussi celle de chacun d’entre nous.


Sainte(s) Famille(s)

Depuis 1969, la « Sainte Famille » se fête toujours entre Noël et Nouvel-an; le plus souvent le dimanche qui suit Noël ou, si Noël (et donc aussi Nouvel-An) tombe un dimanche, le 30 décembre.

A lire le début de l'Evangile de Luc de ce dimanche (Lc 2, 22-40), on pourrait croire que la « sainte Famille » a tout d'une famille juive exemplaire ; elle se rend au Temple pour le rite de la purification et présenter au Seigneur son fils premier-né ; les inquiétudes de Marie puis de Joseph au début de la grossesse semblent oubliées, de même que la naissance plutôt chahutée du petit Jésus. Si tout est « rentré dans l'ordre », l'observateur extérieur peut quand même se poser quelques questions:

- en quoi cette famille est-elle « sainte » ?
- pourquoi l'Eglise nous la donne-t-elle comme modèle ?
- pourquoi la fêter, et pourquoi dans l'octave de Noël ?

La première question est sans doute la plus facile : dans le Premier Testament, la sainteté est un attribut de Dieu et de Lui seul. Aujourd'hui encore, nos amis juifs, quand ils parlent de Dieu, l'appellent parfois « le Saint, béni soit il » ou « Saint d'Israël ». La « sainte famille » est sainte, car elle appartient à Dieu ; il n'y a là aucune connotation morale. Dans l'Eglise primitive également, les saints sont ceux que Jésus appelle à le rejoindre dans sa divinité, c'est-à-dire tous ceux qui veulent devenir disciples.

La réponse à la deuxième question découle en quelque sorte de ce qui précède : la sainte famille n'est pas nécessairement l'exemple à suivre, mais au contraire, celle qui rejoint chaque famille dans ses difficultés ; c'est en cela qu'elle est « modèle ». Pour les scientifiques, le « modèle mathématique » n'est pas ce que l'on impose de suivre à la réalité (ce serait quelque peu présomptueux), mais ce qui tente d'approcher au plus près cette réalité qui est ce qu'elle est. La Sainte Famille est en quelque sorte le prolongement de l'incarnation : en Jésus, Dieu ne prend pas seulement un corps humain, il se fait proche de l'homme dans les joies et les peines qui font partie de son cadre de vie.

Fêter la Sainte Famille, c'est donc rappeler que Dieu s'intéresse à toutes les familles, sans ignorer leurs difficultés et sans les condamner pour ce qu'elles peuvent avoir de « contraire à la norme ». Et puisque la Sainte Famille prolonge l'incarnation, il est normal de la fêter dans la foulée de la nativité.

Quoi de plus normal aussi que de célébrer la famille durant cette période de fêtes, qui rassemble traditionnellement les familles ? S'arrêter à ce constat serait oublier un peu vite que toutes les familles ne sont pas exactement le « cocon familial » que l'on imagine.

En cinquante ans, la famille a évolué, et si, dans la plupart des cas elle reste une « valeur refuge », elle est pour certains un lieu de souffrances et d'incertitudes. C'est au sein de la famille que l'on apprend à s'aimer, mais parfois aussi à se détester ; entre les différentes formes et degrés d'amour (ou de désamour) que l'on peut trouver dans une famille, il faut apprendre à vivre ensemble. Les membres de la Sainte Famille n'ont pas de leçon à donner aux autres, mais cette famille nous est décrite comme un lieu d'amour et de respect mutuel ; par cet amour et ce respect, elle invite toutes les autres familles à l'amour et au respect ; elle invite aussi les familles qui ont la chance de les vivre au quotidien, à se montrer aimantes et respectueuses envers les autres.

Plus d'amour et de respect, surtout s’ils sont contagieux, que peut-on souhaiter de mieux pour 2018 à nos familles proches comme à la grande famille humaine ?


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